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Roland Topor naît à Paris en 1938, de parents polonais immigrés.

Fils d'un peintre qui lui transmet le goût de la création, il étudie de 1955 à 1964 à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris. En parallèle à ses études, il publie des dessins dans la revue d'avant-garde « Bizarre » et dans le magazine « Hara-Kiri ». Il est l'un des créateurs en 1962 du mouvement « Panique » avec Arrabal, O.Olivier, Jodorowsky et Stenberg. Il réalise aussi des courts et longs métrages comme « La Planète Sauvage » (Prix du Jury du Festival de Cannes en 1973). Son activité est débordante, il travaille entre autre pour la télévision, la radio, la presse et le théâtre. Il écrit plusieurs romans et nouvelles, dont « Les Masochistes », récompensé par le prix de l'humour noir en 1961, « Le Locataire Chimérique », adapté au cinéma par Roman Polanski ou encore « Vache noire », un recueil de trente-trois nouvelles inédites, réalisées peu de temps avant sa mort. Roland Topor meurt à Paris le 16 avril 1997, à l'âge de 59 ans.

L'exposition

Homme d'un grand éclectisme, Roland Topor était à la fois illustrateur, dessinateur, peintre, écrivain, poète, chansonnier, acteur, metteur en scène, cinéaste et affichiste. Génie de l'impertinence et acrobate de l'imaginaire, Roland Topor avait le goût de l'absurde et un sens inné du grotesque. Au travers de son Oeuvre, il a créé un univers à la fois magique et inquiétant, dressant le portrait d'une époque en proie à des incertitudes : la monstruosité, l'aliénation, l'argent, le temps, la mort et le sexe, sont autant de thèmes redondants et d'obsessions illustrées. Malgré ce trait expressif et personnel, le spectateur y perçoit une certaine familiarité : des éléments disparates qui s'assemblent, naît l'imaginaire collectif, représentatif d'un temps, de nos vies comme de nos pensées.

Dans cette exposition, Roland Topor devient funambule, jonglant entre le verbe et l'image, où les jeux de mots et les allégories se côtoient sous le manteau de la dérision et de l'humour noir. Légèreté et lourdeur se confrontent, blanc et noir, ce qui nous fait rire comme ce qui nous fait grincer des dents. Les images sont aussi bavardes que les mots, à ceci-près que nous choisissons ceux-ci ; Roland Topor nous laisse le pouvoir de l'interprétation, quand l'art est à l'origine d'une prise de conscience. Cet univers pesant qui ne nous laisse pas indifférents évoque des préoccupations qui nous sont contemporaines. Entre vivacité d'esprit et œuvres intemporelles, Roland Topor a su ancré ses réflexions dans son actualité et les a rendues pérennes à travers les générations qui lui ont succédé.

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26/02/2021

La mélancolie des espaces Marie Vandooren

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